Dans quelle mesure l'assurance vie reste rentable ?
En France, l'assurance vie connaît toujours un vif succès. En raison de sa rentabilité et de sa sécurité, beaucoup de Français choisissent de placer leur capital sur le fonds en euros d'une assurance vie. Cependant, certains paramètres viendraient étioler le rendement de ces placements.
L'essoufflement des rendements de l'assurance vie
Placement préféré des Français, l'assurance vie ouvre plusieurs possibilités d'épargne, comme le fonds en euros, les fonds communs de placement, les SICAV, etc. Actuellement, la rentabilité du fonds en euros, placement le plus sécurisé, semble s'essouffler en raison des prélèvements sociaux et de la fiscalité imposés à ces contrats. Avant quatre ans, le rendement d'une assurance vie peut être comparable à celui d'un livret A. Si vous souhaitez épargner de manière sécuritaire et rationnelle, vous devrez effectuer une comparaison entre la rentabilité d'un fonds en euros d'une assurance vie et celle d'un livret d'épargne. Pour effectuer cette comparaison, il faut prendre en compte plusieurs paramètres comme la durée de l'épargne, le montant du placement, les frais de certaines assurances vie et la fiscalité.
La comparaison entre la rentabilité d'un fonds en euro et celle d'un livret rémunéré
Certaines assurances vie sont assorties de frais d'entrée proportionnels au montant du placement. En tenant compte de ces coûts et de ceux réservés à la gestion, il est souvent plus intéressant d'opter pour un livret rémunéré les premières années. Par exemple, vous décidez de placer 10 000 euros. Votre contrat stipule des frais d'entrée de 3 % et un fonds en euro rapportant 4 %. Porté à 9700 euros, votre capital au bout d'un an sera de 10 088 euros. Sans frais d'entrée, votre capital atteindrait 10 400 euros au bout d'une année. Si vous optez pour un livret d'épargne qui vous rapporte 5% les trois premiers mois, puis, 2,30 % les mois suivants, vous obtiendrez un capital de 10 299 euros la première année.
La fiscalité : élément déterminant du choix de l'épargnant
Outre la rentabilité et la durée du placement, l'épargnant rationnel devra également tenir compte de la fiscalité pour effectuer son choix entre le fonds en euro d'une assurance vie et un compte rémunéré. Dans ces deux cas, l'épargnant peut opter pour une imposition en fonction du taux d'impôt sur le revenu ou pour un prélèvement fiscal forfaitaire. A l'inverse des livrets A et des comptes rémunérés, le prélèvement forfaitaire de l'assurance vie est évolutif. En définitive, la rentabilité d'un livret rémunéré est meilleure que celle d'un fonds de garantie les premières années. Au-delà de quatre ans, c'est l'assurance vie qui l'emporte ! L'épargnant aura intérêt à effectuer des simulations pour comparer la rationalité de ces différentes possibilités de placement.
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